L'instructeur

le partenaire du perfectionnement post-brevet

La réglementation dit qu'il faut,pour prétendre au ppl,au moins 25 heures de double commande et 10 heures de vol en solo supervisé,y compris au moins 5 heures de navigation solo avec au moins un vol de navigation de 270 km minimum,vol qui comprendra deux arréts complets sur deux aérodromes différents.

 

C'est la loi.

En pratique,vous aurez volé un peu ou beaucoup plus,avant que votre instructeur ne vous présenteà l'examinateur.Mais vous n' aurez rencontré que bien peut de situations.En école de début,on ne vole que quand il fait beau.idem pour les préparation de navigation supervisées et éventuellement corrigées par l'instructeur.Les erreurs et les oublis sont rattrapés.Puis on obtient le PPL. Et alors,l' instruction s'arrete net,le jeune breveté ny connaissant quasiment rien ... Tout le problème vient de là.

Certes,à l' aune des heures passées en apprentissage,on se doute bien que derrière le rideau d' un PPL décroché en quelques heures,se cache la dure réalité du métier:le mauvais temps,la difficile collecte de l' information aéronautique et son déchiffrage,le trafique saturé a rabat ou a marrakech,des signes cabalistiques inconnus sur des cartes,des phraséologie qui ne sont pas dans le livre mais qu 'il 'importe de comprendre,des avions forts différents les uns des autres et des espaces aériens qui ne ressemblent pas non plus à la cour des ecoles...Bref,tous commence...Il faut étrenner son brevet en commençant petit ,de fes à rabat avec une fiancée pamée.Il faut savourer le plaisir solitaire du vol local au soleil couchant,il faut s' enhardir au-delà des 400km,puis en déçu du CAVOK généralisé sur tous le trajet.On osera les 7 à 10 noeuds de travers,puis la traversée de quelque TMA criblées d' une CTR ou deux, voire d' un bras de mer vers JERES au sud de L 'ESPAGNE .

Complément de formation .

Et on rendra compte,à l'experience naissante,qu 'on a besoin d' un sérieux complément de formation pour voyager sereinement.Cest donc à ce stade du constat qu 'il faut revenir à son instructeur,car on est maintenant en mesure de définir avec lui un programme de perfectionnement,fort qu 'on est de ses quelques expériences de terrain.Cest moins abstrait et moins compliqué que les modules théoriques du PPL,mais tout aussi indispensable.

Alors,vous guetterez, les jours de vent de travers, de petites visibilité's,de restriction de l' espace aérien, vous vous délecterez de NOTAM,d'AIP,de cartouches de cartes et de complémentsà ces même cartes.Vous volerez dans la traîne active,vous vous dérouter d' une zone orageuse dans l' urgence en rétablissant un bilan carburant et un nouveau calcul du point de non retour...en la présence rassurante et sous le regard bienveillant de votre instructeur.

Je vous entends m'arreter en grommelant:"je ne pratique pas l' aviation récréative pour m'em...der,mais pour me détendre,je reste dans le beau temps et dans les espaces libres".Compte tenu de la complexité de notre activité et aussi d' une dramatique dérive vers une tres grande complication de notre environnement,sans effort de votre part,il ne vous sera donc plus possible de voyager,et vous serez cantonné au vol local,vous y ennuyant ferme en quelque mois... pour abandonner rapidement le monde merveilleux de l' aviation-pour ne pas avoir su y entrer!A l' inverse,ceux qui auront investi un peut de temps et quelque argent dans ce nécessaire complément de formation pratique seront rapidement parfaitement autonomes et a même d' utiliser tous les privilèges que leur confère leur réussite au PPL.A vous les plus grands plaisirs aéronautiques..

Anciens et modernes

Attention,certains instructeurs sont très compétent pour former un élève en maniabilité, mais ne maîtrisent pas toujours parfaitement l'evolution de la donne en matière réglementaire ...Leur formation de vétèrent étant quelque foix antérieur aux grandes mutations de la circulation aérienne moderne et à la dérive réglementaire récente.Leur longévité aéronautique est un gage de compétence,certes,mais ils ont le net défaut de ce décharger de la théorie qu 'ils maîtrise mal au profit de l'etude personnelle par l'eléve du livre ou"tous est la,il suffit d' apprendre!".Or,non,les choses sont trop complexes pour laisser un élève se débrouiller seul avec l'altimétrie,la circulation aérienne,la météo,ou la mécanique du vol,par exemple.Il vaudra mieux ce tourner vers un instructeur plus récent,qui ne connaîtra plus forcement la glissade(et c' est bien triste...),mais qui pourra citer par coeur les services rendus aux usagers des espaces de classe C,ou les minima pour du SVFR....pour cela il faut ce tourner vers des aeroclubs structurer et astreints à une obligation de moyens.

 

 

Par loys carrier