METEOROLOGIE



Plafond
Hauteur, au dessus du sol, de la couche nuageuse la plus basse, au dessous de 6000 mètres (environ 20 000 ft) et qui couvre plus de la moitié du ciel.
Visibilité
Distance maximale jusqu'a laquelle il est possible d'identifier visuellement un objet.
Isobares
Courbes joignant tous les points où s'exerce la même pression.
Champ de pression
Est obtenu en traçant les différentes lignes isobares.
Dépression
Une dépression est tout le contraire de l'anticyclone : c'est une zone de basses pressions (inférieures à 1013,25 hPa) favorables au développement de nuages stables (dont le développement vertical n'est pas très important) ou cumuliformes (aux développements verticaux considérables). (lettre D ou L).
Thalweg
Axe des basses pressions.
Anticyclone
Comme son nom l'indique, c'est tout le contraire d'un cyclone ; c'est une zone de hautes pressions ( supérieures à 1013,25 hPa ) qui gène voire empêche le développement de précipitations ou encore des nuages ; l'anticyclone est donc une zone calme, sans vent du fait que la pression ne varie presque pas (lettre A ou H).
Dorsale
Axe des hautes pressions.
Marais barométrique
Vaste étendue où la Patm varie très peu.

Isothermies
Tranches où la température reste constante.
Inversions
Tranches où la température augmente avec l'altitude.
L'atmosphère terrestre (du grec atmos, vapeur) est la couche de gaz qui entoure notre planète. C'est un mélange de gaz et de vapeur d'eau, répartie en couches concentriques autour de la Terre (troposphère, stratosphère...). Elle est composée, par ordre d'importance, d'azote (78 %), d'oxygène (21 %), de dioxyde de carbone et d'argon (1 %), de gaz rares et de vapeur d'eau.
Les paramètres de l'atmosphère sont :
Ces paramètres varient rapidement avec l'altitude.
A 0°C (niveau géographique de la mer), on trouve une atmosphère sèche, sans vent ni mouvements verticaux.
La pression exprime le poids de la colonne d'air située au-dessus de lieu de mesure. En météorologie aéronautique, les pression sont données en hectopascals (hPa). La valeur moyenne de la Patm au niveau de la mer est de 1013 hPa. Au fur et à mesure que l'on s'élève le long de la verticale, l'épaisseur de la colonne d'air diminue et son poids aussi.
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Altitude (ft) |
Pression (hPa) |
|
0 |
1013 |
|
5000 |
850 |
|
10000 |
700 |
|
18300 |
500 |
|
33300 |
250 |
Au niveau de la mer, la Patm est variable. Dans nos régions elle oscille entre 950 hPa et 1050 hPa.
Ce sont les différences de pression qui créent les forces mettant l'air en mouvement. Plus les lignes isobares sont proches, plus les variations de pression sont grandes.
Surface isobare : points de l'atmosphère à la même pression
Surface isotherme : points à la même température
Lignes isobares serrées : vents forts.
Lignes isobares espacées : vents faibles.
En théorie : le vent se dirige des hautes pressions vers les basses pressions. Mais du fait de la rotation de la terre, les mouvements de l'air sont déviées vers la droite dans l'hémisphère nord. La direction du vent devient alors sensiblement parallèle aux isobares.
Dans l'hémisphère nord, le vent tourne dans le sens des aiguilles d'une montre autour des anticyclones et en sens inverse autour des dépressions. Ce phénomène est inversé dans l'hémisphère sud.
Si l'on se place face au vent, nous avons les basses pressions à notre droite et les hautes pressions à notre gauche.
La température représente le résultat d'un bilan énergétique (rayonnement, conduction, convection, changements d'état de l'eau...).
Les variations journalières de température sont fonction de la quantité d'énergie reçue du soleil, et de la quantité d'énergie émise par la terre. Les nuages jouent un rôle d'écran et limitent grandement ces échanges.
De nuit, en l'absence de nuages :
Abaissement important de la température
De jour, en l'absence de nuages :
Elévation importante de la température
La température minimale est souvent obtenue juste après le lever du soleil.
L'axe des pôles n'est pas perpendiculaire au plan de l'elliptique (trajectoire décrite par la terre autour du soleil), il est incliné de 23°27'. De ce fait, au cours d'une même journée, un point de la surface terrestre n'est jamais "éclairé" de la même manière.
La quantité d'énergie reçue dépend de la période de l'année.
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Altitude |
Température |
Nom de la couche d'atmosphère |
|
0-35000 |
diminue en moyenne de 2°C par 1000 ft |
TROPOSPHERE |
|
> 35000 |
- 56 °C |
STRATOSPHERE |
|
Limite entre troposphère en stratosphère |
variable |
TROPOPAUSE |
Mouvement créé par l'air en contact avec le sol qui s'échauffe (d'autant plus que la température est élevée), sa densité diminue et il s'élève. Il est alors remplacé par de l'air plus froid qui s'échauffe à son tour. Le processus va s'organiser avec un mouvement ascendant en son centre et des courants descendants sur les bords. Les particules entrainées vers le haut se refroidissent et, si ce refroidissement est suffisant, il peut entrainer la condensation d'où l'apparation de nuages à compter de cette altitude. Le mouvement ascendant sera limité en altitude par une couche stable. C'est le sommet du nuage.
L'eau se retrouve dans l'atmosphère sous 3 états :
- liquide : pluie et gouttelettes composant les nuages, brouillard, brume, etc.
- solide : grêle et cristaux composant les nuages et la neige
- vapeur : gaz invisible
C'est la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air qui représente l'humidité. Une masse d'air ne peut contenir qu'une quantité limite de vapeur d'eau en fonction de la température de l'air. Lorsque cette quantité maximale est atteinte, on dit que l'air est saturé.
La saturation peut s'obtenir de 2 façons :
- par augmentation de la quantité de vapeur d'eau : forte pluie ou passage d'une masse d'air sur une mer
- par abaissement de la température à pression constante (température à laquelle apparaît la saturation, Td : température du point de rosée) ou par soulèvement d'une particule entraînant une diminution de la pression à laquelle elle est soumise, donc de la température (la température correspondante est appelée température du point de condensation).
La température du point de condensation est différente de celle du point de rosée.
L'air est très mauvais conducteur de la chaleur, les variations de température d'une particule d'air non nuageux qui se déplace ne sont dues qu'aux détentes ou compressions qu'elles subit dans son déplacement. Ces transformations sans échanges de chaleur avec l'extérieur sont appelées transformations adiabatiques.
Une particule d'air nuageux subissant un soulèvement se refroidira moins qu'une particule d'air non nuageux subissant la même transformation.
Transformation adiabatique saturée : une particule d'air nuageux, au cours d'un soulèvement, subit une détente, d'où un refroidissement (de 3°C par exemple), et la condensation d'une partie de la vapeur qu'elle contient, d'où un réchauffement (de 1.3°C par exemple). A l'état final, la particule sera refroidie de 1.7°C.
L'atmosphère est une successsion de couches stables et instables.
Une particule qui est soulevée subit un refroidissement adiabatique. On dit qu'il y a stabilité ou que la tranche d'air est stable si sa nouvelle température est inférieure à celle de l'air ambiant. La particule sera alors plus lourde et redescendra à sa position initiale. Une couche stable empêche le déplacement vertical des particules.
Une particule soulevée qui se retrouve dans un air ambiant plus froid qu'elle va continuer son ascension jusqu'a ce qu'elle rencontre un air ambiant à la même température ou plus chaud.
C'est la masse d'air contenue dans un volume d'un mètre cube. Conditionne les performances de l'avion, notamment les performances au décollage et à atterrissage (voir manuel de vol).
L'atmosphère standard est un modèle d'atmosphère théorique dans lequel la température et la pression prennent des valeurs moyennes, en fonction de l'altitude. C'est une référence qui permet au pilote de se faire une idée de l'état de l'atmosphère en la comparant à l'atmosphère théorique.
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Altitude (ft) |
Pression (hPa) |
Température (°C) |
|
0 |
1013.25 hPa |
+15 |
|
37000 |
217 |
-56.5 |
Au niveau de la mer, température : 15 °C, pression : 1013,25 hPa
On observe un abaissement continu de 2°/1000 ft ou 6°5/1000 m jusqu'à –56.5°C à 11000 m.
On observe également un abaissement continu mais non constant.

La courbe de l'atmosphère standard
Une variation de pression de 1 hPa dans les basses couches de l'atmosphère, équivaut à une variation de 28 pieds d'altitude, alors que vers 30 000 pieds, 1 hPa correspond à 92 pieds de variation d'altitude.
Masse d'air
Portion étendue de l’atmosphère dont les propriétés physiques, et notamment la température et l’humidité, sont relativement homogènes et ne présentent donc que des différences faibles et continues dans l’horizontale. Elle peut s’étendre sur de vastes zones et sont généralement classées d’après :
On peut compléter l’information sur la vitesse du vent en fournissant la valeur instantanée maximale durant la période considérée (rafale).
Représentation de la force et de la direction du vent
De façon générale, on désigne par perturbation tout phénomène météorologique engendrant une dégradation du temps. Sous les latitudes tempérées, est employé pour désigner l'ensemble front chaud, secteur chaud, front froid et éventuellement occlusion. On l'utilise aussi pour désigner la zone nuageuse associée à cet ensemble, voire même la zone nuageuse associée à un front froid isolé.
Stade 1 : l'air chaud (tropical) est généralement soulevé au-dessus de l'air froid (polaire); les masses d'air ont un mouvement de rotation dans le sens inverse des aiguilles d'une montre
Stade 2 : l'ondulation et la rotation des masses d'air s'amplifient; il y a création d'une dépression; on distingue le front froid (représentée par des triangles ou un trait bleu) de la perturbation dans lequel l'air froid se glisse sous l'air chaud et le soulève du front chaud (représentée par des demi-cercles ou un trait rouge) dans lequel l'air chaud pousse l'air froid situé devant lui, mais est soulevé en même temps (il est plus léger)
Stade 3 : l'air froid se déplace plus vite que l'air chaud, il va rattraper l'air chaud et le rejeter en altitude, c'est l'occlusion (représentée par l'alternance des 2 symboles précédents ou un trait violet); l'occlusion s'enroule souvent autour du centre dépressionnaire en formant un vortex (ou spirale)
Stade 4 : le secteur chaud (zone où l'air chaud est en contact avec le sol) occupe une surface de plus en plus petite : c'est la fin de la perturbation
Le front est une surface de séparation entre deux masses d'air de caractéristiques thermiques (température, humidité) différentes.Le front est généralement marqué par une zone nuageuse. Il existe deux grands types de fronts : le front chaud et le front froid.
Le front chaud est une limite de masse d’air précédemment froide, remplacée par de l’air chaud et plus humide. Le front froid est une limite de masse d’air précédemment chaude et remplacée par de l’air froid et plus sec.
Aux latitudes moyennes, deux masses d'air coexistent : une masse d'air d'origine polaire, sèche et froide et une masse d'air d'origine tropicale, humide et chaude. La limite entre ces deux masses d'air est appelée front polaire. Elle n'est pas rectiligne et subit des ondulations qui vont générer des perturbations sur l'Europe de l'Ouest.
La morphologie du nuages dépend principalement :
- de son altitude (entre 0 et 36 000 ft sous nos latitudes) : elle détermine sa température donc sa composition (gouttelettes d'eau, cristaux de glace ou les 2)
- de son mode de formation : en atmosphère instable, le nuage présentera des formes très nettes, sa dénomination comportera le mot cumul alors qu'en atmosphère stable, il aura une forme allongée, un aspect flou, des contours diffus, sa base sera souvent mal définie, sa dénomination comportera le mot strat.
Les courants ascendants sous le nuage ainsi que les courants descendants autour de lui peuvent provoquer une gêne.
Le prefix des nuages
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Préfixe |
description |
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Cirro |
nuages constitués de cristaux de glace, leur base est approximativement située au-dessus de 6 km de hauteur |
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Alto |
nuages constitués de cristaux de glace et de gouttelettes d’eau liquide (qui peuvent être à température négative : surfusion), leur base est située entre 2 et 6 km de hauteur |
|
Nimbus |
nuages de grande épaisseur caractéristiques des précipitations et du mauvais temps, leur base est comprise entre 0 et 2 km |
|
Pas de préfix |
nuages constitués de gouttelettes d’eau, leur base est située entre le sol et 2 km de hauteur |
La terminaison des nuages
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Terminaison |
description |
|
Stratus |
forme soudée, étalée en couches superposées |
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Cumulus |
forme isolée, non soudée, aspect choux fleur ou amas nuageux |
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Nimbus |
nuages de grande épaisseur caractéristiques des précipitations et du mauvais temps, leur base est comprise entre 0 et 2 km |
Classification des nuages
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Nom du nuage |
Altitude (ft) |
Aspect |
Stabilité |
pluie continue |
neige continue |
bruine continue |
averse pluie |
averse neige |
grêle |
grésil |
|
AS Altostratus |
entre 6000 et 20000 |
nappes, aspect uniforme ne laissant voir que rarement le soleil |
stable |
+ |
+ |
|||||
|
NS nimbostratus |
grande extension verticale |
base très sombre, souvent accompagné de SC St. Nuage typique de longues journées pluvieuses |
stables |
+ |
+ |
|||||
|
SC stratus |
< 6000 |
bancs, nappes ou couches, gris ou blanchâtre, certaines parties plus épaisses ou plus sombres |
stable |
+ |
+ |
+ |
||||
|
St Stratus |
< 6000 |
souvent très bas, semblables à du brouillard ne reposant pas sur le sol, DANGEREUX |
stables |
+ |
||||||
|
Cu Cumulus |
grande extension verticale |
nuages séparés à contours bien délimités se développant verticalement en forme de choux-fleurs. Parties éclairées par le soleil : blanc éclatant, base : sombre et horizontale |
instables |
+ |
+ |
+ |
||||
|
Cb cumulonimbus |
grande extension verticale |
forme de montagne ou d’énormes tours. Parties sup : forme d’enclume. Base : souvent doublée de nuages bas et déchiquetés |
+ |
+ |
+ |
+ |
||||
|
AC Altocumulus |
entre 6000 et 20000 |
Stables : nappes, bancs ou couches grises ou blanches. Eléments en forme de galets, lamelles ou rouleaux. Instables : bourgeonnements en forme de tours ou de flocons cumuliformes. Ils sont alors pré-orageux |
stables et instables |
+ |
+ |
|||||
|
Ci cirrus |
> 20000 |
filaments, épaisseur faible, ne cachent jamais le soleil complètement |
stables |
|||||||
|
CC cirrocumulus |
> 20000 |
bancs, nappes ou couches minces, sans ombres propres, composés de petits éléments en forme de granules, ides… |
instables |
|||||||
|
CS Cirrostratus |
> 20000 |
voiles nuageux transparents et blanchâtres assez uniformes, créent fréquemment un phénomène de halo autour du soleil |
C'est un dossier météo comprend :
C'est un message d'observation (donc très fiable) rédigé automatiquement toutes les heures ou demi-heures.
CAVOK : Ceiling and Visibility OK
S'il n'y a pas de nuages, mais les conditions CAVOK ne sont pas remplies, on utilise l'abréviation SKC.
|
Emplacement OACI |
jour + heure de l’observation en UTC (heure du méridien de Greenwich) |
Direction d’où vient le vent, vitesse |
CAVOK |
température de l’air, température du point de rosée |
pression |
|
LFBO |
021200Z |
21002KT |
CAVOK |
12/10 |
Q1013 |
|
(Toulouse Blagnac) |
le 02 à 12 UTC |
vent en surface du 210°, de vitesse 02 nœuds |
ceiling and visibility OK |
température de l’air 12°C, température du point de rosée 10°C |
QNH 1013 hPa |
Si les conditions CAVOK ne sont pas remplies, on détaille chaque élément.
En mètres. Si >= 10 km : 9999
ex : 3500
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FU |
fumée |
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BR |
brume |
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TS |
orage (Thunderstorm) |
|
FG |
brouillard (Fog) |
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RA |
pluie (Rain) |
|
SN |
neige (Snow) |
|
GR |
grêle |
|
DZ |
bruine (dizzle) |
ex : 60 RA
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MI |
mince |
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FZ |
givrant |
|
XX |
violent |
|
RE |
récent, dans l'heure précédente |
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BC |
bancs |
|
SH |
averse (Shower) |
ex : MIFG = brouillard mince
Mesure de la visibilité horizontale de la piste à l'aide d'un transmissomètre : VFR non réalisable
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NOSIG |
aucun changement significatif prévu dans les 2 heures à venir |
|
GRADU |
les changements prévus se produiront à une allure à peu près constante |
|
RAPID |
le changement aura lieu dans la demi-heure |
|
TEMPO |
le/les changements auront lieu dans l'heure |
|
INTER |
changements fréquents mais brefs |
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TEND |
utilisé quand les termes précédents ne sont pas applicables à l'évolution |
ex :
INTER 3000 -> visibilité
GRADU 8ST001 ->plafond
GRADU 2000 7ST010 ->visibilité et plafond
C'est un message de prévision qui décrit le temps prévu sur l'aérodrome pour 9 heures (TAF court) ou 18 heures (TAF long). Il est disponible une heure avant l'heure de début de validité. Les codes utilisés sont pratiquement identiques aux codes utilisés dans le METAR, quelques différences existent cependant :
PROB (probabilité de voir les conditions se réaliser)
SKC ciel clair
NSW pas de temps significatif prévu
NSC pas de nuages en dessous de 1 500 m, ni de CB
TEMPO n'est pas accompagné d'une heure : se repporter au groupe horaire précédent
NOSIG n'est pas employé
C'est un message reprenant les règles de rédaction du METAR émis lors de variations importantes (vent, visibilité, etc.). Il se termine par un groupe Mx (exemple : M1, aggravation de direction/vitesse moyenne du vent) pour une amélioration et Bx pour une amélioration.
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X |
phénomène |
|
0 |
vitesse maximale du vent |
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1 |
direction/vitesse moyenne du vent |
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2 |
visibilité |
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3 |
nuages bas |
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4 |
précipitations |
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5 |
non utilisé |
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6 |
non utilisé |
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7 |
tempête de poussière chasse-neige |
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8 |
orage |
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9 |
grains ou trombe |
C'est un message de prévision qui est toujours précédé d'un METAR ou d'un SPECI.
Les codes de tendance
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NOSIG |
pas de changement significatif prévu dans les 2 heures à venir |
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BECMG |
les changements prévus se produiront à une allure régulière |
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BECMG AT X |
les changements auront lieu dans moins d’une ½ heure (X : début de la période en UTC) |
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TEMPO |
les changements temporaires auront lieu dans moins d’une heure |
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FM…TL |
à partir de…jusqu’à (codes précédés de TEMPO ou de BECMG) |
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TEND |
est utilisé quand les termes précédents ne sont pas applicables à l’évolution |
C'est un avis de phénomène dangereux rédigé par les services météorologiques spécialisés. Il comporte 4 parties :
Les codes SIGMET
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BOSC TS |
orages obscurcis |
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EMBD TS |
orages noyés dans des couches nuageuses |
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FRQ TS |
orages fréquents |
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LSQ TS |
orages lignes de grains |
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HVY GR |
forte grêle |
|
TC + nom |
cyclone tropical |
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SEV TURB |
turbulence forte |
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SEV ICE |
givrage fort |
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FZRA |
pluie se congelant |
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SEV MTW |
onde orographique forte |
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HVY DS |
tempête de poussière forte |
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HVY SS |
tempête de sable forte |
C'est une carte décrivant la situation aéronautique. Elle est tracé environ 6 heures avant sa validité et est valable pour une heure donnée. Il faut donc l'interpréter si l'heure de vol ne correspond pas à celle du TEMSI. Une carte TEMSI est diffusée toutes les 3 heures (06 UTC, 09 UTC, etc.).
Sur les cartes TEMSI FRANCE, en général utilisées en VFR, l'altitude référence est celle de la mer (QNH). Sur les cartes TEMSI EUROC, les indications sont en niveau de vol (c'est à dire par rapport à la référence 1013 hPa) et doivent être converties en altitude en fonction du QNH pour une meilleure exploitation de l'information (position des nuages par rapport au relief)..
Les abréviations utilisées sur la carte TEMSI
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BKN |
morcelé (5 à 7 octas) |
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CAT (ou TAC) |
turbulence en air clair |
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COT |
sur les côtes |
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EMBD |
nuages d'orage noyés dans les couches de nuages de genres différents |
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FRQ |
fréquent |
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LAN |
à l'intérieur des terres |
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LOC |
localement |
|
ISOL |
isolé |
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LYR |
en couches |
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MAR |
en mer |
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MON |
au-dessus des nuages |
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MT |
montagne |
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OVC |
couvert (8 octas) |
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OCNL |
occasionnellement |
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SCT |
épars (1 à octas) |
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SKC |
ciel clair |
|
SLW |
lent(e) |
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STNR |
stationnaire |
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VAL |
dans les vallées |
Ces cartes fournissent les indications de vents et de températures prévus à différents niveaux de pression. Il y a 4 cartes par jour, reçues environ 10 heures à l'avance dans les stations.
Formation d'un dépôt de glace sur certaines parties de l'avion. Il alourdit l'avion, altère l'écoulement aérodynamique, peut bloquer les gouvernes et étouffer le moteur par givrage du carburateur. Il y en existe de 3 formes :
C'est le givrage le plus dangereux. Il est dû au phénomène de surfusion (les gouttes de pluie peuvent rester à l'état liquide tout en étant à une température négative).
Il est constitué par une couche de glace opaque et friable. Les précipitations étant plus faible que dans le cas du verglas, des bulles d'air sont emprisonnées au cours de la congélation. Ce givrage ne se produit qu'en conditions de vol aux instruments.
Elle est due au phénomène de solidification : lorsque l'avion passe d'une masse d'air à 0° à une atmosphère chaude et humide, la vapeur d'eau peut congeler. Ce type de givrage peut se produire lorsque l'avion reste au sol en hiver : il faut retirer tout dépôt de glace avant le départ.
C'est la composante verticale des mouvements désordonnés de l'atmosphère. Ce phénomène a principalement deux origines :
Elle est due à l'échauffement des couches inférieures de l'atmosphère au contact du sol. Elle dépend de l'insolation, de la nature du sol et du degré d'instabilité de l'air.
Elle entraîne une diminution de la vitesse propre de l'avion et une imprécision d'indication fournie par les instruments de bord. Il faut donc voler au-dessus des cumulus et des thermiques purs. Dans le cas contraire : réduire la vitesse à celle préconisée dans le manuel de vol et ne pas agir abusivement sur les commandes de vol.
Elle est due à l'effet du vent sur le relief, c'est la turbulence la plus dangereuse pour un avion léger.
Les orages et la grêle sont associés au cumulonimbus (Cb) dont les manifestations sont :
- vent irrégulier et en rafale : attendre que le Cb se soit éloigné de l'aérodrome pour atterrir ou rejoindre un aérodrome de dégagement
- grain (vent violent) : 1ère manifestation de l'arrivée du Cb
- turbulence : la contourner sans s'en approcher
- pluie d'une extrême violence limitant la visibilité
- grêle : phénomène peu fréquent mais très dangereux, contourner systématiquement les noyaux orageux les plus actifs
- foudre : il est recommandé de stopper les moyens radio à proximité des orages
Il est impossible de passer au-dessus d'un cumulo-nimbus et passer en-dessous est très dangereux. Il faut le contourner à une distance raisonnable (10 NM) pour éviter de rencontrer de fortes turbulences.
La visibilité est la distance maximale d'identification d'un objet à l'oeil nu.
La pluie (RA) modérée ou forte (XXRA) peut réduire la visibilité jusqu'à 400 mètres. La neige faible (SN) réduit souvent la visibilité à 3 km et la neige forte à quelques mètres : le VFR est alors interdit.
La bruine ne réduit pas la visibilité mais est souvent associée à de la brume ou du brouillard.
Elle est constituée de poussières diffusantes et de gouttelettes d'eau en suspension dans l'air. La visibilité est comprise entre 1 km (inclus) et 5 km (exclus). Le VFR peut être interdit dans certains cas. Il est recommandé de voler au-dessus de la brume.
La visibilité est inférieure à 1 km. Iil existe plusieurs types de brouillards :
C'est le brouillard le plus fréquent. Les conditions propices sont :
Il est conseillé d'attendre d'avoir une différence de 3° entre la température et le point de rosée. Attention, il peut concerner une zone très étendue.
Conditions propices :
La nappe de brouillard peut occuper plusieurs centaines de km et ne se dissipera qu'au passage du front froid. Cette situation peut bloquer le VFR pour une journée ou plus.
Il se rencontre dans les régions montagneuses en toute saison. Il est due à une masse d'air humide se refroidissant en s'élevant le long d'une pente et pouvant atteindre la saturation.
Elle est due à un grand nombre de particules diffusante en suspension dans l'air. Elle se rencontre très peu en France.
C'est un nuage très dangereux pour l'aéronautique. On le rencontre dans la phase de dissipation de brouillard (généralement de rayonnement) par échauffement diurne. Les stratus liés à des perturbations empêchent totalement le VFR. Il faut absolument renoncer à décoller ou ne pas poursuivre son vol par mauvaise visibilité et à basse hauteur.
Lorsqu'un vent souffle perpendiculairement à un relief, l'air est tout d'abord soulevé, créant une zone d'ascendance. Puis il redescend, le relief est alors le siège de rabattants très dangereux car ils peuvent plaquer l'avion contre la paroi.
Un vent égal ou supérieur à 20 noeuds et perpendiculaire à une ligne de crête, une bordure de plateau ou une vallée encaissée peut déclencher un système ondulatoire. Dans ce système ondulatoire, la masse d'air est divisée en deux tranches distinctes :
- une tranche supérieur : la couche ondulatoire : l'écoulement de l'air est laminaire, la distance entre deux ondulations s'appelle la longueur d'onde et le sommet du mouvement ondulatoire l'amplitude
- une tranche inférieure : la couche sous-ondulatoire turbulente. L'air y est très turbulent et on y trouve des rotors, petits tourbillons sièges de fortes turbulences et pouvant rendre l'atterrissage dangereux
Le relief générateur de l'onde peut être coiffé d'un nuage "de chapeau" du genre strato-cumulus ou altostratus. L'écoulement sous-ondulatoire peut être le siège de nuages de rotor (cumulus ou strato-cumulus) à l'origine de fortes turbulences. L'écoulement ondulatoire peut, quant à lui, être le siège de nuages lenticulaires (altocumulus et cirro-cumulus ou altostratus et cirro-stratus en atmosphère stable).
Le jour, les versants exposé au soleil s'échauffent beaucoup plus vite que le fond de la vallée : c'est la brise de pente montante. La nuit, le phénomène s'inverse : les pentes élevées se refroidissent par rayonnement plus vite que le fond de la vallée. L'air froid s'écoule par gravité le long des pente, c'est la brise de pente descendante.
Un soulèvement peut saturer certaines couches d'air et les rendre instables. Le relief peut créer des cumulonimbus ou des orages qui n'auraient pas eu lieu en plaine ou en augmenter la dureté et la violence. Le relief posant parfois des problèmes pour contourner les Cb, il faut éviter les massifs par temps orageux.
Il faut choisir un niveau de vol suffisamment élevé pour éviter les zones où se situent des rabattants inconfortables et pouvant être dangereux (sous le vent de la montagne, le vent est turbulent).
L'effet de foehn se produit essentiellement en région montagneuse. Il s'agit de conditions météorologiques particulières créées essentiellement par le vent. La pente montagneuse exposée au vent bloque les nuages. En montant, l'air atteint des zones de moindre pression et se refroidit (refroidissement adiabatique) en moyenne de 1° C tous les 100 mètres (quand il n'y a pas de nuages). Mais l'air arrivé en altitude contient encore de la vapeur d'eau. Le refroidissement élimine alors une partie de cette dernière, par formation de nuages et apparition de précipitations (pluie ou neige). En outre, la chaleur emmagasinée est libérée et réchauffe l'air. Le refroidissement adiabatique se trouve ainsi « freiné » de 0,5 °C en moyenne tous les 100 mètres. De l'autre côté de la montagne, le vent redescend le long de la pente en aval. Il s'échauffe alors plus rapidement puisque l'humidité s'est rapidement affaiblie. Plus l'air descend vers la plaine et plus il se réchauffe. De plus, les nuages s'étant disloqués, le ciel est généralement dégagé ou légèrement voilé. C'est alors que l'on trouve des différences de températures parfois énormes, avec parfois plus de 10° d'écart de part et d'autre de la montagne. Nous pouvons retenir que le passage du relief assèche et réchauffe la masse d'air.
Ces brises sont dues essentiellement à des différences d'échauffement entre la terre et la mer. Elles s'établissent dans les conditions suivantes :
C'est un vent local de 10 à 15 noeuds, pratiquement perpendiculaire à la côte et dirigé de la mer vers la terre. Il apparaît le jour et atteint son intensité maximale l'après-midi. Pendant la journée, le sol s'échauffe plus rapidement que la mer. Ce contraste thermique crée un mouvement de convection et un courant allant de la mer vers la terre.
En été, la brise de mer peut entraîner vers la terre des plaques de brouillards denses formées au-dessus de la mer. Le brouillard, s'étendant jusqu'a une dizaine de kilomètres à l'intérieur des terres, se transforme en brume, stratus puis cumulus. Ce phénomène se dissipe lors d'un changement de régime du vent, donc souvent le soir lors de l'établissement de la brise de terre.
La brise de mer
C'est un vent local de 5 à 10 noeuds, pratiquement perpendiculaire à la côte et dirigé de la terre vers la mer. Il apparaît la nuit. La nuit, le sol se refroidit plus rapidement que la mer. Son rayonnement thermique est plus important, l'air froid s'écoule par gravité vers la mer.
Ils ont lieu en hiver quand le vent faible (5 kt) vient de la mer. On peut les assimiler à des brouillards d'advection. Ce vent amène de l'air doux et humide sur un sol froid. A l'opposé du brouillard de rayonnement, ce brouillard peut se former à tout moment de la journée.