Ammor Alae

Le 28 juillet 2006
C’était un jour pas comme les autres, très ensoleillé avec une couche brumeuse entre 1000 et 2000 pieds, un vent de l’est de 5 à 10 noeuds avec des rafales pouvant atteindre jusqu’à 20 nœuds, chose tout à fait normale pour la ville du detroit.
Arrivé à 8h GMT tous les organisateurs étaient présents sur les lieux, je ne me suis pas fait prier, je me suis joint à eux surtout que j’ai repéré mon ami le jeune pilote MEHDI SIRAJ, avec qui j’ai déjà donné rendez-vous un mois auparavant, en projetant de concourir ensemble au nom de l’Aéro-club de Rabat, notre port d’attache.
Seulement un petit hic, notre cher CN-TCG n’était pas prêt du coup, on s’est retrouvé deux pilotes sans avion, d’ou on avait deux options, rester spectateur et donner main forte à l’organisation ou bien se dénicher un avion pour concourir. Obligatoirement on a opté pour la 2éme option vue que ces occasions ne se présente pas chaque année.
On avait une seule alternative CN-TAV le Cessna 150 de l’Aéro-club de Tanger. Les négociations et consultations ont duraient presque cinq heures, Un supplice pour nous pour qu’à la fin l’ACRT a pu accepter de nous prêter l’avion pour concourir, à ce propos nous tenons à remercier vivement le président de l’Aéro-club de Tanger et ses instructeurs qui nous ont fait confiance. Avec un esprit sportif vu qu’ils ont accepté qu’on fasse la compétition contre eux et avec leurs avions.
Entre temps, plusieurs avions sont arrivés (6 avions dont 4 avions espagnols, un avion marocain et un avion français), s’ajoutant aux trois avions de l’Aéro-club de Tanger. Au total, 7 équipages à concourir sur 6 avions. Tous les équipages avaient leurs épreuves en main une ½ heure avant la compétition.
Après avoir effectuer le vol de control avec l’instructeur de l’Aéro-club de Tanger (Mr Boulmane), nous nous retrouvons face à une situation très difficile vu qu’on était serré par le manque de temps et qu’on devait s’inscrire le plus rapidement possible. Sur le fait, on a pu avoir nos épreuves qu’à peine cinq minutes avant la compétition, mais l’essentiel pour nous n’était pas de gagner mais de participer surtout que c’était notre première compétition de ce genre Moi et Mehdi. Du coup, on s’est mis à préparer, en calculant nos temps, nos altitudes et nos caps.
La partie n’était pas facile comme on a imaginé, on a commencé avec un très fort vent arrière qui augmentait notre vitesse de croisière continuellement, notre altitude par rapport au solétait à la limite, puisque on a pris comme altitude de croisière 2000 piedsQNH, d’où on s’est retrouvé à certain endroits à 500 pieds sol, ce qui n’a pas arranger notre navigation. Cap retour, c’était le vent de face. Avec tout ces paramètres et un travail d’équipage bien conjugué, on a pu user de notre savoir faire en matière de navigation et de précision, (vue qu’on a plusieurs vols de navigation en solo à notre actif) pour arriver dans les temps, reste alors l’atterrissage de précision.
C’était 17h GMT pour la piste 28 ; et celui qui connaît l’aéroport de Tanger après 16h sur la piste 28 connaît obligatoirement la difficulté d’atterrir et surtout d’atterrir avec précision avec le soleil en face. Malgré tout ça Mehdi a pris le risque d’endosser la responsabilité de cette dernière épreuve. Arrivé à 100 mètres de la piste, la visibilité était quasiment nulle, seule une silhouette d’un drapeau était visible au bord de la piste, laquelle Mehdi l’a prise comme repère pour effectuer un bon atterrissage et c’est de justesse qu’on c’était posé pas loin de la bande juste après. Arrivé au tarmac, on était heureux de notre parcours, un peu déçus de notre atterrissage. D’habitude Mehdi n’en rate aucun et pour cause c’est le champion d’atterrissage de précision et ce pour cette raison que je lui ai laissé les honneurs pour conclure.
Accueilli par nos familles et amis, accueil de champions, on était heureux de raconter notre périple compétition avec plus de détail, et comme tout passionné en se lassant pas de raconter à tous ceux qui veulent écouter.
En final, tout le monde est rentré au bercail, et on c’était pris rendez-vous le soir au club de tir de Tanger, pour un dîner offert par la Fédération Royale Marocaine d’Aviation Légère et Sportive, représenté par son président Mr. Ahmed Aboulmachail à qui on dois s’arrêter un moment pour remercier ce grand Monsieur, qui avec une équipe restreinte et avec tous les problèmes qui ont surgis et qui ont faillis mettre fin à cette compétition avant même qu’elle ne commence, a su mener à terme cette manifestation aérienne nationale avec tous les honneurs qu’elle mérite. Enfin un grand merci Monsieur de nous avoir permit de concourir.
Arrivé à 22h30 au club de Tanger on a était aiguillés vers un grand restaurant plein à craquer, chaque aviateur était accompagné de ses amis ou de sa petite famille,
Après un dîner somptueux digne des grands champions, La remise des prix a commencé. Le Secrétaire général de la FRMALS a débuté par l’annonce du 3éme prix puis le 2éme ensuite le premier prix ; Surprise la première place était attribuer à CN-TAV pilotait par Alae Ammor et Mehdi Siraj, et la coupe du trône 2005-2006 revient à l’Aéro-club Royal de Rabat,
Je ne peux décrire l’émotion et la joie qui nous a pris tous a coup, en nous levons pour aller prendre possession de notre victoire sous les applaudissements du publique et des medias
Sensation qu’on continuera à rechercher toujours dans les prochaines compétitions à venir. Sur ce, nous tenant à remercier notre nom Alae Ammor et Mehdi Siraj et au nom de l’Aéro-club Royal de Rabat, nous remercions.